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G - Parasitologie et maladies

20 - Propriétés médicinales

Plante astringente, anti diarrhéique, circulatoire, mellifère. Très nombreux usages dès l’antiquité, elle servait fraîche ou réduite en poudre (séchée et pouvant être conservée) de cicatrisant.
Les cormes contiennent de la vitamine c, de la provitamine A, du sorbitol, des tanins et des minéraux, expliquant ainsi son intérêt nutritif également.
Entendu et transmis en Sarthe (extrait du livre ‘’le traité du cormier’’ de la SEPENES : Société d’Etude et de Protection de l’Environnement Nord Est Sarthe :
‘’Si on mange une corme verte on ne peut plus siffler !’’
‘’Si vous mangez sept cormes vertes, vous changez de sexe !’’
‘’On prétendait même que les cormes vertes avaient le pouvoir de reconstituer une virginité perdue…’’
Eau de vie :
Eau de vie très fine et très recherchée. C’est une des raisons (et pour soutenir la filière) pour laquelle le gouvernement Allemand a décidé de financer le programme de plantation de cormiers depuis le début des années 1990 (+ de 600 000 arbres installés) contribuant ainsi à le désigner arbre de l'année en 1993.

https://www.pharmacie-homeopathie.com/fr/p-macerat-glycerine-sorbus-domestica-bourgeon-1dh-p187062.html

Pour aller plus loin:

La particularité du tanin à précipiter par les métaux est utilisée avec de l’acétate de cuivre. Pour ce faire, utiliser 25 grammes de cormes sèches (obtenues par macération d’alcool bouillant puis élimination de ce solvant par la méthode du vide) et reprise avec addition d’eau chaude et 30 CM3 de solution d’acétate de cuivre à 5% ; le tout doit-être filtré. Le filtrat obtenu doit être vert, preuve que le réactif a été en excès. Le précipité recueillit sur filtre pondéral est rapidement lavé à l’eau chaude, séché à l’étuve et calciné dans un creuset taré. Le résidu est ensuite recalciné par un ajout de CH COOH. L’oxyde de cuivre est finalement pesé, et en admettant qu’un gramme de CuO corresponde à 1,306 de tanin ; cela nous donne (après les 1,6915 de la prise d’essai): Tanin % : 1,6915. 4=8 gr. 842%.

Si certains soupçonnaient les matières pectiques contenues dans les fruits charnus de régulateurs de pression du gaz carbonique et pour ses composés de jouer un rôle prépondérant dans l’assimilation chlorophyllienne dès la première moitié du 20 ème siècle (travaux de Braconnet en 1831 et Fremy en 1840) ; c’est Scheiller en 1868, qui réussit par hydrolyse acide de ces produits, à caractériser la présence d’arabinose.

Une méthode approfondie et remarquable datant de 1898 par BOURQUELOT et HERRISSSEY nous donne un mode d’extraction et plusieurs réactions caractéristiques: un nouvel élément de leur constitution: l’alcool méthylique est découvert en 1914 par von FELLENBERG et en 1917 l’acide pectique est isolé par EHRLICH.

En 1924 J CHARPENTIER arrive à mettre en évidence la présence de galactose. C’est à la complexité de ces découvertes que se sont finalement attaqués en 1929 F. EHRLICH et F.SCHUBERT qui, à la suite d’une étude remarquable et approfondie, ont pu démontrer que la base de l’acide pectique est constitué par un acide tétrabasique, l’acide tétragalacturonique sur lequel se fixe l’alcool méthylique, la galactose, l’arabinose et l’acide acétique.

Pectine : sous forme de pectate de calcium (procédé CARRE et HEYNES) : 6 % du fruit sec et 63 % du fruit frais.

Gomme : 4% du fruit sec.

Les gommes sont des pentohexosanes constituées par des galactoarabanes. Incinérées, ces cendres nous révèlent les éléments suivants : Mg, Ca, k , Po4 et H3.

Pectine pure : (différence entre la pectine et la gomme) : 46% du fruit frais et 3% du fruit sec.

Recherche sur la présence de sorbose : elle s’avère négative sur le fruit frais mais ce sucre, propre aux sorbus et rosacées, est présent dans les fruits après blettissement et ne fermente pas. C’est un élément très intéressant pour le nourrissage automnal des colonies d’abeilles.

Dosage séparé du glucose et du levulose (méthode de DUBRUNFAULT) : levulose 27%, glucose 0.5%.

Acides organiques contenues dans la corme : tartrique, citrique et malique auquel il convient d’ajouter les acides formique et acétique (acides volatiles).

Matières albuminoides : présence d’albumines, de globulines (gélatine végétale= glutine) et de glutenines.

Rouge de corme ? : c’est le phlobaphène, poudre rouge violacé à reflets brillants, insoluble à l’eau froide, guère plus à l’eau chaude, elle se dissout plus facilement dans l’alcool et est entièrement soluble dans des solutions alcalines. C’est un véritable anhydride qui possède la même composition chimique que le tanin.

En conclusion :

Les fruits du cormier si répandus dans l’Antiquité et au Moyen-Age ont souvent été considérés comme un remède populaire efficace dans les affections diarrhéiques.

Voici sa composition chimique sur une base de 100, le premier chiffre; on lit de gauche à droite en France, est le pourcentage révélé sur fruit frais, le second sur fruit sec :

     *Lipides : Insaponifiable (0.0285 ; 0.1475).

                       Phytotérol (0.007 ; 0.0352).

                       Acides gras (0.1225 ; 0.6125), acides gras : 63.5 ; point de fusion : 24.

       L’éther de pétrole est le dissolvant retenu pour l’expérience.

*Résines : (0.182 ; 0.912).

L’éther sulfurique est le dissolvant retenu pour l’expérience.

*Tanin : (1.768 ; 8.84).

L’alcool absolu est le dissolvant retenu pour l’expérience.

*Glucides : Sucres réducteurs (11.32 ; 56.60).

                     Glucoses (2.05 ; 10.25).

                     Levulose et sorbose (9.27 ; 46.35).

*Matières pectogommeuses : Matières pectiques et gommes (2.54 ; 12.7).

                                                      Pectale et Ca (1.63 ; 8.16).

                                                     Pectine (1.46 ; 7.3).

                                                     Gomme (1.08 ; 5.4).

Acides organiques fixes : Acide tartrique (6.92 ; en acide malique).

                                             Acide citrique   (6.92 ; en acide malique).

                                             Acide malique   (6.92 ; en acide malique).

Acides volatils :                 Acide acétique (0.38 ; en acide acétique).

                                             Acide formique (0.38 ; en acide acétique).

Protides :                           Azote total (0.28 ; 1.4).

                                             Matière protéique (1.75 ; 8.75).

L’eau neutre est le dissolvant retenu pour l’expérience.

Matières minérales :   Fe (0.034 ; 0.17).

                                         P (0.015 ; 0.075).

                                         P205 (0.033 ; 0.0165).

Variabilité des phénols contenus dans la corme suivant son stade de maturation:

(Merci pour votre indulgence quand à la traduction)

Chimie Alimentaire Volume 106, Question 3, le 1 février 2008, Pages 1234-1245

Méthodes Analytiques, Nutritionnelles et Cliniques LC-DAD-MS (ESI +) analyse du contenu phénolique de fruits de sorbus domestica par rapport à leur stade de maturité.

Aikaterini Termentzia, Panagiotis Kefalasb, Eugene Kokkaloua,

Résumé
Le but de cette étude était l'analyse qualitative et quantitative détaillée du contenu phénolique de plusieurs extraits et fractions de Sorbus domestica des fruits. L'analyse a été réalisée par LC-DAD-MS (ESI +). Vingt-quatre extraits différents et fractions de cinq étapes (scènes) de maturation différentes du fruit ont été analysés pour des raisons de comparaison pour déterminer le plus avantageux pour le type de santé de consommation. Soixante-deux phenolics différents ont été identifiés. Il y avait des différenciations qualitatives et quantitatives significatives dans le contenu phénolique parmi les types différents des fruits. Toutes les catégories étaient riches en benzoic, phenylpropanoic et des acides cinnamoylquinic et des dérivées. Des catégories de fruit non mûres étaient aussi riches en flavonoïdes, tandis que les catégories de fruit bien mûries avaient un contenu bas de flavonoïdes. La pulpe de fruit, qui a été prouvée pour être un antioxydant fort selon des travaux de recherche précédents, a contenu très bas les quantités (montants) tant des acides que de flavonoïdes, mais son contenu phénolique était fortement qualitativement différencié des autres catégories.
Abréviations :
M, ion moléculaire; A, aglycon; Rt, temps de rétention(conservation)
Mots-clés
Sorbus domestica fruits; cinq stades de maturité; LC-DAD-MS (ESI +) analyse; Benzoic acides; Phenylpropanoic acides; flavonoïdes

Propriétés prometteuses pour le diabète:

(Merci pour votre indulgence quand à la traduction)

Résumé/Titre du document :    
L'aldose réduit la capacité inhibitrice de sorbus domestica des extraits de fruit dépend de leur contenu phénolique et peut être utile pour le contrôle de complications diabétiques.
Auteurs :
TERMENTZI A.; ALEXIOU P.; DEMOPOULOS V. J.; KOKKALOU E.;

Aldose reductase (ALR2) est une enzyme limitant le taux dans le sang de polyol associé à la conversion de glucose à sorbitol et dont l'activité est impliquée dans le développement des complications diabétiques à long terme. Durant les années précédentes, plusieurs efforts scientifiques ont été concentrés vers le développement d'inhibiteurs ALR2 comme des médicaments (drogues) anti-diabétiques secondaires efficaces. À ce respect et pendant notre analyse phytochimique vaste de Sorbus domestica (famille des rosacées), vingt-neuf extraits différents, fractions et les résidus de cinq étapes de maturité différentes de sorbus domestica des fruits ont été évalués pour leur capacité inhibitrice ALR2 in vitro. Les données obtenues ont jusqu'à présent indiqué que l'éther diéthyl et les fractions d'acétate d'éthyle possèdent haute aldose reductase l'activité inhibitrice. En outre, LC-DAD-MS phytochimique détaillé (ESI +) l'analyse de tels extraits a montré que cet aldose reductase l'activité inhibitrice pourrait être attribué au haut contenu de flavonoïdes et des esters hydroxycinnamoyl. Ces résultats suggèrent que la consommation de fruits de sorbus domestica pourrait-être une façon prometteuse de baisser l'incidence des complications à long terme de diabète mellitus, particulièrement au début, une possibilité étant discutée dans ce journal.
Revue / Titre de Journal
Pharmacie ISSN 0031-7144 CODEN PHARAT
Source 2008, vol. 63, no9, pp. 693-696 [4 page (s) (article)]

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Le tanin présent dans la corme agit comme cicatrisant et possède un léger pouvoir antiseptique ; il exerce par suite de son astringence, une action salutaire sur les muqueuses. Les matières pectiques et les gommes contenus dans ce fruit assurent également des bénéfices thérapeutiques pour l’Homme (antihémorragique, antidiarrhéique et émollient). Ses acides organiques (citrates, tartrates et malates) sont aussi utiles comme agents osmotiques ; comme la nèfle, elle renferme d’innombrables vertus et agit à la fois comme tonique et astringent.